Ils font changer les choses...

Sauveurs de baleines
L’ONG Sea Sheperd muscle le jeu

Equipe Tous au Vert 30 novembre 2011 Commenter 0 Partager

Attention, c’est du sérieux. Du lourd. Greenpeace et Gaïa ? Des enfants de chœur. Ici on est chez les ultras, les pirates, les chiens de garde de la planète, avec des vrais morceaux d’action musclée dedans.

Le logo de la Sea Sheperd Conservation Society, l’ONG fondée en 1977 par le canadien Paul Watson, est sans équivoque : une tête de mort ornée de deux dauphins, surplombant un trident et un bâton entrecroisés. Les pêcheurs de baleines et d’autres cétacés sont prévenus, pas de compromis à l’horizon.

Très médiatisé, Paul Watson passe volontiers à la télévision et l’idée d’un film retraçant sa vie court dans les couloirs hollywoodiens. Une visibilité qu’il revendique, en rappelant avant chaque campagne que Sea Sheperd n’est pas une organisation de contestation ou de revendication mais bien un groupe anti-braconnage. Le but de l’ONG est en effet de faire respecter des réglementations internationales régulièrement bafouées par les pêcheurs, du Japon à la Norvège.

Alors faut-il faire sa police soi-même ? Sea Sheperd n’apporte-t-elle pas de l’eau au moulin de ceux qui fustigent les « khmers verts » ? Les activistes de Sea Sheperd sont en tout cas prêts à prendre tous les risques pour arraisonner les bateaux de braconnage et pour les empêcher de capturer, souvent de façon barbare, des espèces menacées. 

Pour donner une idée de ce que combat Sea Sheperd, voici une vidéo de la « chasse » aux baleines pilotes pratiquée dans les îles Féroé (attention les images ont assez impressionantes) :



A bord de leur bateau emblématique, le Bob Barker, qui navigue sous le pavillon noir depuis trois ans, les activistes de Sea Sheperd estiment avoir sauvé plusieurs milliers de baleines, au cours de campagnes souvent périlleuses face à des navires harponneurs parfois agressifs.

Une vidéo des équipages à l’œuvre :



Sabotant les équipements, sectionnant les câbles, intimidant les bateaux de braconnages, les marins de l’ONG font débat autant qu’ils mettent leur vie en danger. Lors d’une campagne en janvier 2010, une vedette rapide du Sea Sheperd a été littéralement coupée en deux par un baleinier japonais.

Interrogé sur la violence de ces actions, Paul Watson répond : « Peut-être que nos méthodes sont agressives, mais elles ne sont pas violentes contre les personnes. Sea Shepherd ne fait qu'attaquer et détruire des machines utilisées pour une exploitation illégale de la vie marine. Nous ne considérons pas cela comme de la violence. Les navires que nous avons coulés étaient tous à quai, sans personne à bord. »

Des convictions inébranlables et une persévérance à toute épreuve, peut-être la seule issue pour sauver non seulement des animaux pacifiques mais aussi préserver un équilibre écologique qui nous concerne tous.

Mots-clé : Sea Sheperd, Paul Watson

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