Visages & Figures

Equipe Tous au Vert 30 mars 2011 Commenter 3 Partager

Riccardo Petrella
A l’eau la terre ?

« Les limites de la compétitivité », « Le bien commun », « L’éloge de la solidarité », Le manifeste de l’eau »… les titres des ouvrages de Riccardo Petrella ont le mérite de l’éloquence. L’éminent professeur italien, parfait francophone et belgophile de longue date, est un homme affable. Mais quand il s’agit de dénoncer le scandale mondial de l’eau, il se transforme en combattant sans pitié.

L’européen moyen consomme chaque jour entre 150 et 200 litres d’eau potable. Son homologue africain se contente lui de 10 à 40 litres, ce qui est la plupart du temps insuffisant pour assurer ses besoins minimums. Pourtant, à l’échelle mondiale, il n’y a pas de pénurie d’eau… Problèmes de répartitions, de distribution, usage trop intensif, excès agricoles, la liste des raisons qui font de l’eau un sujet d’interrogation pour l’avenir est longue.

Mais Riccardo Petrella pose aussi la question de « l’or bleu » comme un symbole des dérives de notre société contemporaine. Vous avez dit altermondialiste ? En plein dans le mille, l’italien en est un des visages les plus emblématiques. Son engagement en faveur d’un monde moins violent, où le respect des droits fondamentaux de la personne humaine serait une réalité, est total.

On peut discuter les solutions qu’il propose, autour d’une gouvernance mondiale notamment. Mais on peut difficilement contester sa défense d’une eau – et donc d’une vie – libre pour tous.



L’eau est-elle une marchandise ? Comment poser des limites à son exploitation ? Doit-on établir un droit à l’eau ? Qu’en pensez-vous ?

 



Facts

-       Docteur en sciences politiques et sociales de l’université de Florence
-       Professeur à l’UCL
-       Fondateur du Groupe de Lisbonne
-       Fondateur et Secrétaire général du comité International pour le Contrat Mondial de l’Eau


 


Mots-clé : Petrella, Contrat mondial de l'eau, Groupe de Lisbonne,

Commentaires 3 Laisser un commentaire

ERIC - 06/05/2011 - 17h26

l'eau devrait rester un bien commun à tous les hommes et ne devrait pas être soumise à exploitation par des sociétés privées qui engrangent d'énormes bénéfices...et parfois gèrent les exploitations avec cynisme (il suffit de se rappeler le problème de la station d'épuration de bxl). Pourquoi les Etats ne reprennent ils pas en main la gestion de l'eau, ce serait bien mieux à mon sens?

PAUL - 06/05/2011 - 17h28

Milles fois d'accord. Marre de ces grands groupes qui ne pensent qu'au profit et pas au bien des humains, surtout pour un bien aussi essentiel que l'eau!

DENISE - 17/06/2011 - 13h48

l'au ne peut être une marchandise et ne peut être une source de conflit entre les peuples. Ici faire en sorte d'éviter les gaspillages Aider des pays comme l'Ouzbekistan de proposer des alternatives au pompage de la mer d'Aral

Partagez vos commentaires

Vous voulez partager une idée, faire avancer le débat, ou tout simplement réagir, cet espace est pour vous.

Prénom Nom Email
Votre idée :