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Equipe Tous au vert 16 mars 2011 Commenter 0 Partager

Jean-Pascal van Ypersele
L’homme du GIEC

En 2007, le GIEC recevait, avec Al Gore, le prix Nobel de la paix. Un prix Nobel de la paix pour une groupe qui s’occupe de climatologie ? Jean Pascal van Ypersele, l’actuel président du GIEC, ne trouve pas cela surprenant : « Si la terre devient moins habitable, ce sont la paix et le bien-être à la surface de la planète qui risquent d’être mis en danger. »

Jean Pascal van Ypersele est un scientifique belge, physicien, professeur à l’UCL. Avec le GIEC, il combat le réchauffement climatique. Pour lui, c’est clair, ce sont les hommes qui sont responsables de la hausse de la température moyenne à la surface du globe.
« On n’est jamais sur de rien en science, mais en ce qui concerne le lien entre les émissions de gaz à effet de serre humaines et le réchauffement du climat, l’incertitude est devenu très faible. Nous sommes bien convaincus que ce sont les activités humaines qui réchauffent le climat. »

Les affirmations du GIEC ont parfois fait débat. Certains soulignent que sa double casquette scientifique et politique ne lui permet pas d’être objectif. Jean-Pascal van Ypersele tire néanmoins la sonette d’alarme. Pour lui, les énergies vertes et renouvelables doivent être mises en avant.
« Chaque heure qui passe, le soleil nous fournit l’équivalent de toute l’énergie produite dans le monde, toutes énergies confondues. Le cheval sur lequel on doit miser à l’avenir c’est celui-là. »

Pour diminuer les émissions de CO2, qui sont selon le GIEC la cause du réchauffement climatique, les Nations-Unies cherchent à mettre en place des accords internationaux. On connaît les fameux accords de Kyoto, mais c’est à Cancun, à l’automne dernier, que les derniers engagements ont été pris.
Jean-Pascal van Ypersele fait partie de ceux qui restent optimistes et qui considèrent que ces engagements sont positifs. En quoi consistent-ils ? Un accord sur une limitation du réchauffement moyen à la surface de la planète de 2°C au maximum et une réduction des gaz à effet de serre de 25 à 45%.

Et vous, qu’en pensez-vous ? L’humanité est-elle la cause du réchauffement climatique ? Pourquoi certains contestent cette idée ? A qui profite le réchauffement climatique ?


Facts

-  Professeur de Sciences Physiques à l’UCL
-  Membre du groupe de travail Energie et Climat au sein du Conseil Fédéral du Développement Durable
-  Vice président du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) depuis septembre 2008 -  En 2007 le GIEC a reçu le prix Nobel de la paix, conjointement avec l’ex vice-président américain Al Gore

Mots-clé : Ypersele, GIEC, Cancun, Kyoto, Nobel, réchauffement climatique

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