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| Equipe Tous au Vert | 06 octobre 2011 | Commenter 0 | Partager |
Les locavores passent à table
Assiette locale et empreinte carbone
Locavore, le mot est entré dans le dictionnaire en 2010 mais le concept reste encore un peu flou pour le grand public. Manger local oui, mais comment ? Et est-ce plus écologique ? Plus « responsable » ? En tout cas, la Belgique n’est pas le pire endroit au monde pour se mettre aux produits régionaux…On le sait, l’empreinte carbone de notre nourriture doit beaucoup au transport. Nos steaks viennent parfois de Nouvelle-Zélande et même nos fraises ont, pour certaines, des origines ibériques. Et que penser des produits élevés à nos portes et conditionnés au delà des mers avant de revenir sur nos étals ? Manger local c’est donc réduire les transports et les émissions de gaz qui vont avec. Mais c’est aussi une affaire de goût.
Kobe Desramault est l’un des chefs les plus en vogue du moment. Dans la lignée de son ami René Redzepi du Noma à Copenhague (élu meilleur restaurant du monde par www.theworlds50best.com) le jeune belge originaire du Westhoek ne met sur son plan de travail que des produits de sa région. Ses fournisseurs se sont réunis, avec d’autres producteurs locaux, pour fonder Local Food Express , qui propose aux restaurants dans toute la Belgique, des produits ultra frais et d’origine.
Tous ce producteurs sont des tenants de l’agriculture biologique. Après tout, à quoi bon consommer local si on double l’empreinte carbone en irrigant à outrance ou en surchauffant des serres. Cela ne veut pas dire que produit local soit nécessairement synonyme de bio. Pour l’APAQ-W, l’Association de Promotion d’une Agriculture de Qualité, c’est avant tout le respect des saveurs et de la terre qui prime
Sur le site de l’APAQ on retrouve les différentes catégories de produits du terroir, depuis les légumes jusqu’aux fromages.
Le Crioc (Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs), propose de très pratiques calendriers qui permettent de savoir quoi manger en quel saison

Acheter des produits locaux, quand il s’agit de fraise ou de pommes, on voit donc bien que c’est possible et finalement relativement aisé. Mais que faire de tous les produits préparés ? De la pâte à tartiner aux jus céréales, pas facile de trancher. Les alternatives existent pourtant, comme le démontre depuis presque un an Amélie et Thibault, un jeune couple qui a fait le pari de manger belge pendant 365 jours. Plus de bananes, plus de pamplemousses, plus d’huile d’olive… on vous parle très bientôt en détail de leur aventure, qu’ils racontent aussi sur leur blog











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